La COP 21, pour l’avenir de la lutte contre le réchauffement climatique


Paris sera, du 30 novembre au 11 décembre 2015, le théâtre d’un évènement de grande envergure,  la Conférence Paris Climat, décision prise en 2013, lors de la COP 19 de Varsovie. Les enjeux de cette rencontre sont de taille, car il s’agit pour les pays participants de trouver un terrain d’entente concernant le climat et principalement de se mettre d’accord sur le financement des politiques climatiques.

L’engagement de la France pour la lutte contre le réchauffement climatique

Le 10 septembre 2015 dernier, François Hollande a annoncé de manière officielle l’engagement de la France pour préserver le climat à 81 jours de la Conférence Paris Climat. Accueillir cet évènement est selon le président un tournant important pour l’avenir de la planète. Le réchauffement climatique actuel a des impacts sur la vie de la population, ainsi que sur la biodiversité. Il estime que les chances d’atteindre les objectifs sont réelles, mais les échecs ne sont pas à exclure. Atteindre les objectifs passe plusieurs étapes parmi lesquelles la signature d’un accord préalable en octobre à Lima, et lever 100 milliards de dollars par an à partir de 2020.

Toujours selon le président François Hollande, la France doit signifier son engagement par des actions concrètes, comme l’instauration de la taxe européenne sur les transactions financières, dont une part servira à financer la lutte pour protéger la planète des effets du réchauffement climatique. Pour le chef de l’État, la COP 21 n’est qu’une étape dans la mobilisation. De son côté, le premier ministre Emmanuel Valls a annoncé l’abrogation de l’assurance crédits-export attribuée aux projets de centrale à charbon ne disposant pas d’un système visant à empêcher le CO2 de se répandre dans l’atmosphère.

Les étapes franchies jusqu’à la COP 21

Au vu de l’importance des enjeux de la COP 21, plusieurs rencontres ont déjà eu lieu afin de préparer son organisation et de sensibiliser les pays à sa tenue. Les premières pierres ont été posées lors du Sommet sur le climat à New York le 23 septembre 2014. La France a, dès lors, annoncé une contribution d’un milliard de dollars par an pour le fonctionnement du Fonds vert de l’ONU. Celui-ci est destiné à des programmes visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre dans les pays les plus fragilisés. 

 

Les premiers pas de la COP

La Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques fut ratifiée en 1992 par 196 parties durant le Sommet de la Terre de Rio de Janeiro. Il s’agit de la reconnaissance des effets des actions des hommes sur le climat entraînant des changements climatiques, dont une partie des responsabilités est imputée aux pays dits industrialisés, faisant d’eux les principaux acteurs de la lutte contre le phénomène.

L’échec de la COP 15

À noter que lors de la COP 15 qui s’est tenu à Copenhague en 2009, les discussions entre les 195 pays participants n’ont pu aboutir à un accord, raison pour laquelle la signature d’un éventuel accord doit absolument être effectuée durant COP 21. Celle-ci verra la participation de 196 pays qui devront adopter les résultats des travaux menés par le groupe de travail à Durban pour la mise en œuvre d’une action renforcée.

Les objectifs de la COP 21

La COP 21 devra permettre à tous les États concernés de mettre en exergue leurs programmes de lutte contre le réchauffement climatique en contenant la hausse de température à 2 °C. La réduction des rejets de CO2 en est également une partie importante. Une concertation nationale ou l’Intended Nationally Determined Contributions en déterminera les détails.

C’est d’ailleurs dans ce contexte que les pays ayant assisté au sommet du G7 qui a eu lieu les 7 et 8 juin 2015 ont réitéré leur volonté d’être aux premières loges pour la protection de l’environnement en finançant les actions y afférentes pour atteindre les objectifs de réduction de près de 70 % de l’émission de gaz à effet de serre jusqu’en 2050.

Forte mobilisation de la France pour la COP 21

En prenant les rênes de la COP 21 la France a incité le G7 à prendre des mesures concrètes à savoir la vulgarisation des systèmes d’alerte dans les pays dits vulnérables. L’objectif est de pouvoir agir rapidement face aux catastrophes naturelles, mais aussi de faciliter le développement des énergies renouvelables en Afrique afin de faire baisser l’utilisation des énergies fossiles.

Si les propositions différeront d’un pays à un autre, tous les États devront être sur un pied d’égalité quant à l’application des règles et à celle des engagements. La COP 21 sera l’occasion d’en définir le cadre juridique pour une meilleure homogénéité des actions et pour leur concrétisation. L’élaboration des règles de rapportage et de vérification ou MVR sera donc au cœur des préoccupations pour qu’il soit possible de contrôler les actions menées par les différents gouvernements.

La France qui se place comme médiatrice, a appelé à une mobilisation générale de toutes les entités du pays pour le succès de cet évènement international. Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international aura à charge les négociations entre tous les protagonistes.

À quelques semaines de la COP 21, les acteurs non étatiques ont eu l’opportunité, durant le Sommet mondial Climat et Territoires, de s’exprimer sur leur vision des enjeux climatiques et le rôle que les collectivités territoriales, les partenaires sociaux, mais aussi les femmes et les jeunes ont à tenir. Ils ont pu soumettre leurs propositions pour que celles-ci puissent être prises en compte lorsque viendra le moment de la ratification de l’accord climat.

Afin de préparer la COP 21 dans les règles de l’art, une équipe interministérielle dirigée par Laurence Tubiana, représentante spéciale pour la Conférence Paris Climat 2015, a été créée pour les négociations et pour l’élaboration de l’Agenda des solutions. Cependant, la prise de conscience ne doit pas se limiter aux hautes sphères, elle doit aussi se produire au niveau de toutes les couches de la société à travers les comportements individuels avant la tenue de la Conférence Paris Climat 2015. Il s’agit pour la France de montrer l’exemple en favorisant les moyens de transport non polluants comme au Danemark par exemple.

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